18 novembre 2007
Boris Vian
«Je déteste les femmes qui croient pouvoir se permettre d'être laides parce qu'elles sont
intelligentes.»
«Du temps que les femmes ne votaient pas, on faisait la guerre pour elles. Maintenant qu'elles
votent, on la fait pour le pétrole. Est-ce un progrès ?»
«On se rappelle beaucoup mieux les bons moments : alors, à quoi servent les mauvais ?»
«On commence à avoir des malheurs quand on a cessé de ne penser qu'à soi.»
«Le jour où personne ne reviendra d'une guerre, c'est qu'elle aura enfin été bien faite.»
«Un jour il y aura autre chose que le jour.»
«Pour faire un soldat, il faut défaire un civil.»
«La foi soulève des montagnes mais les laisse joyeusement retomber sur la tête de ceux qui ne
l'ont pas.»
«Le problème avec les gens intelligents, c'est qu'ils ne sont jamais assez intelligents pour ne
pas dire qu'ils sont les plus intelligents.»
«Le temps perdu c'est le temps pendant lequel on est à la merci des autres.»
«La vérité n'est pas du côté du plus grand nombre, parce qu'on ne veut pas qu'elle y soit.»
«On ne connaît la loi que lorsque les gens l'enfreignent.»
«La femme est ce que l'on a trouvé de mieux pour remplacer l'homme quand on a la déveine de ne
pas être pédéraste.»
«La douleur est une chose que l'on n'a le droit d'infliger qu'à soi-même.»
«Si c’était à refaire, recommenceriez-vous ? dit la chanson ; jamais on ne recommencerait, à moins
d’être gâteux ou d’ignorer le goût de l’expérience.»
«L'argent ne fait pas le bonheur de ceux qui n'en ont pas.»
«Il subsiste encore sur “notre terre” des individus dont la préoccupation majeure et les intérêts
les plus affirmés sont de manger bien, de boire froid, de se divertir et de se reproduire.»
«Le travail, c'est ce qu'on ne peut pas s'arrêter de faire quand on a envie de s'arrêter de le
faire.»
«Pour faire du commerce, il faut, de nos jours, être américain ; mais si on se contente d'être
intelligent, on peut aussi bien être français.»
«Pour qu'il y ait passion, il faut que l'union soit brutale, que l'un des corps soit très avide
de ce dont il est privé et que l'autre possède en très grande quantité.»
«Le ridicule ne tue plus, nulle part, mais aux U.S.A. il enrichit drôlement.»
«Il y a des boniches dans tous les milieux... c'est une mentalité, la boniche... ce n'est pas un
état.»
«La langue est un organe sexuel dont on se sert occasionnellement pour parler.»
«En protestant quand il est encore temps On peut finir par obtenir des ménagements.»
«Pourquoi est-ce qu'on a envie de pisser toutes les fois qu'on vient de trouver la bonne position
pour dormir ?»
«Ne sachant à quel sein me vouer, j'ai choisi le plus confortable, le gauche de Marilyn Monroe.»
«Le côté déprimant des temps modernes est la fâcheuse nécessité qu'ils impliquent de la nullité
des temps anciens.»
«Evolution inéluctable qui, parallèlement à ce grand courant partant du singe pour aboutir à
l'homme, part de l'homme pour aboutir à l'imbécile.»
J'aime moins l'argent que vous puisque j'en dépense plus.
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